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Archives mensuelles : janvier 2014

Initiative « Contre l’immigration de masse »

Les routes saturées ? Ne cherchez plus, c’est à cause de l’immigration.
La pénurie de logements ? C’est la faute à l’étranger.

Pour lutter contre ces différents fléaux, la réponse est tout trouvée: YAKA fermer les frontières !

La solution est simple, pourquoi n’y avons-nous pas pensé plus tôt ?

Et d’abord, qu’est-ce qui attire les étrangers dans notre beau pays ? Pour quelle raison viennent-ils chez nous si ce n’est à cause de l’insolente santé de notre économie dans une Europe en plein marasme ?

Notre économie va bien. Et si elle va bien, c’est parce qu’elle peut recourir à la main-d’œuvre qui lui manque. Si elle va bien, c’est parce notre balance commerciale est excédentaire, parce que nous exportons des biens et des services de qualité, appréciés dans le monde entier.

Alors c’est vrai, barricader notre pays aura un impact immédiat :

Allez hop! On remet ça!

L’économie peinera à trouver la main-d’œuvre qui fait défaut en Suisse. Elle pourra donc difficilement honorer ses commandes. Dans le même temps, sans les accords bilatéraux qui seront dénoncés avec ce vote, elle se coupera de marchés essentiels.

La suite est simple :

Commandes plus rares ==> Récession
==> Baisse d’attractivité économique

En s’attaquant à la cause du mal, notre prospérité, l’UDC aura réussi son pari : l’immigration aura reculé.

Les partisans de la décroissance devraient voter cette initiative!

Mais n’y a-t-il pas une autre solution qu’une récession pour régler le problème des bouchons et des appartements rares ? D’autant que j’ai comme un doute : Genève est en situation de pénurie  de logement depuis des décennies, bien avant l’entrée en vigueur des accords bilatéraux !
Et si le problème était ailleurs ?

Et si Genève manquait de logements, parce qu’elle ne construit pas assez ?
Et si les routes étaient saturées, faute de nouveaux projets d’infrastructures ?

Ça tombe bien, pour apporter des réponses à ces problèmes, les Genevois se prononceront également le 9 février sur un indice de densité minimum du sol, permettant de construire plus et mieux, et sur un projet de financement des infrastructures et d’aménagement.

Autant de projets auxquels l’UDC s’oppose. Cherchez l’erreur.

Cantique pour la grande traversée

 

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Contreprojet à l’IN 152, les grandes lignes

Un court résumé des grandes lignes du contreprojet et des raisons qui ont poussé la commission des transports à prendre cette décision

 

Sondage IN 152 – les résultats

Un sondage Tribune de Genève, ca vaut ce que ca vaut et l’échantillon des sondés ne reflète que la partie de la population qui a accès à internet. Cependant, lorsque plus de la moitié de 2104 personne plébiscitent un projet, pour moi ca veut dire quelque chose.

Sondage TdG

Revue de presse du 09 janvier 2014: Traversée de la rade et contreprojet

Dans la Tribune de Genève

TdG---09.01.14

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Le peuple pourrait voter le traversée du lac

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Le peuple doit sortir la tête de l'eau

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Dans le Courrier

La commission de transports refuse la traversée de la rade

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Initiative 152 de l’UDC, et si on traversait … le LAC ?

Oui, oui, j’ai bien dit le Lac, pas la Rade!

L’initiative 152 de l’UDC, actuellement en traitement par la Grand-Conseil, demande la réalisation d’une « Traversée de la Rade » entre l’avenue de France et le Port-Noir. En l’état, au vu des rapports de force aussi bien au Grand Conseil que dans la population, elle a de fortes chances de passer…

Le hic, c’est que cette traversée de la Rade, basée sur une préétude de 2004 qui, elle-même, s’appuie sur des chiffres et projections réalisées en l’an 2000, est complètement dépassée! Les projections de trafic pour l’an 2020 de l’époque ont par exemple été atteintes en 2012 déjà.

C’est la raison pour laquelle, dès 2007, tous les efforts se sont concentrés sur une « Traversée du Lac » autoroutière, avec raccordement aux réseaux Suisses et Français.

Pour plus de détails cliquez sur l’image

L’animation ci-contre met bien en évidence les effets comparés sur le trafic des deux projets à l’horizon 2030.

On peut notamment constater que la traversée de la Rade déchargera uniquement le « U » lacustre et que la plupart des routes en amont de celle-ci seront encore plus saturées qu’avant. En outre, la diminution de trafic sur l’autoroute de contournement n’est que marginale.

La traversée du Lac en revanche, en créant un véritable bouclage du contournement autoroutier, permettra de décharger de nombreuses routes situées à l’intérieur de son périmètre et permettra même de diminuer considérablement le trafic sur l’actuel contournement.

Pour un comparatif des deux projets et un agrandissement de l’animation ci-dessus cliquez sur l’image

Le problème avec la traversée du Lac c’est que, vu qu’il s’agit d’une route nationale, le financement est fédéral et qu’actuellement, le dossier est embourbé à Berne.

Alors, cette initiative de l’UDC, un coup d’épée dans l’eau? Ce qui est sûr, c’est que son coût, projeté à plus de 1.17 milliards, grèvera lourdement le budget de l’Etat de Genève pour des effets concentrés uniquement sur l’hypercentre.

La solution? Le Grand Conseil a la possibilité de proposer un contreprojet.

Alors pourquoi ne pas réaliser nous même cette Traversée du Lac que Berne refuse de nous payer?

Tant qu’à dépenser des sommes pharaoniques, pourquoi ne pas le faire pour un projet qui représenterait réellement une plus value durable  pour Genève? Et ce d’autant plus que, pour financer la Traversée du Lac, un partenariat public-privé est parfaitement envisageable selon une étude récente réalisée par les milieux économiques.