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Archives mensuelles : mai 2015

Impôt sur les successions…une affaire de jalousie ?

En effet, pourquoi un jeune godelureau qui n’a jamais rien fait de sa vie aurait-il le droit d’hériter de, par exemple, 10 millions, juste parce qu’il est né rue des Granges coté soleil et que papa, ou grand-papa, a bien réussi en affaires ?

SANYO DIGITAL CAMERAEn quoi le fait d’en reverser 20%, soit 2 malheureux millions à l’état serait-il injuste ?
Il lui en restera encore 8 et c’est toujours plus que ce que peuvent espérer les honnêtes gens qui passent leur vie à trimer pour une misère.

C’est vrai que, présenté comme ça, on ressent un sentiment d’injustice bien compréhensible.

Mais la réalité est toute autre.

Les successions sont rarement en liquide ou en titres et il n’est pas si facile d’en retrancher 20%.

Laissez-moi illustrer mon propos par un cas que je connais bien, le mien.

Mon papa a bien réussi en affaires et, si je ne suis pas né rue des Granges, je n’en suis pas moins héritier de l’entreprise familiale dont la valeur est bien supérieure aux 2 millions qui représentent la limite au-delà de laquelle les successions seraient taxées.

Cette entreprise d’installations électriques, Rhône-Electra SA, qui occupe une soixantaine de personnes, je l’ai vue grandir, j’y travaille depuis plus de vingt ans, et j’en ai pris la direction il y a quelques années. Mon père, unique actionnaire qui approche des 80 ans, aspire à une retraite bien méritée, et aimerait assurer la continuité de son œuvre en me transmettant l’entreprise.

L’entreprise est saine, elle n’a pas de dettes, mais les temps sont difficiles et, depuis de nombreuses années, nous souquons ferme pour maintenir le bateau à flot. Les bénéfices, quand il y en a, sont loin d’être considérables et d’habitude, nous les réinvestissons dans l’entreprise pour qu’elle puisse se maintenir à la pointe des nouvelles technologies.

Aujourd’hui, le franc fort combiné au spectre d’une récession possible, rendent les investisseurs prudents et les projets de construction se font rares. Ces facteurs engendrent une concurrence féroce qui tire les prix vers le bas. Parallèlement, la surrèglementation du marché nous impose des procédures toujours plus contraignantes et le fameux adage « faire plus avec moins » est pour nous une réalité quotidienne.

Même si elle ne dégage pas d’importants bénéfices, mon entreprise remplit cependant son rôle social : elle paye ses impôts, elle fournit du travail à ses employés et elle assure leur prospérité grâce aux salaires qu’elle leur paye.

Ce qui est sûr en revanche, c’est que je n’ai pas le début de l’ombre d’une idée sur la façon dont je pourrais réunir, en liquide, un cinquième de la valeur vénale de l’entreprise pour la donner au fisc.

Bien sûr, l’entreprise pourrait s’endetter, mais vu la conjoncture actuelle, ce serait mettre en danger sa stabilité et je suis loin d’être convaincu que je trouverai facilement un partenaire bancaire qui soit prêt à en prendre le risque.

A tout le moins, une telle démarche me forcerait à restructurer sauvagement l’entreprise, ce qui laisserait forcément des gens sur le carreau.

L’autre solution consiste à vendre.

Mais les groupes étrangers qui, il y a quelques années encore, nous courtisaient régulièrement pour racheter l’entreprise et l’utiliser comme tremplin pour leur implantation en Suisse, ne nous approchent plus, un autre effet du franc fort. Et pour ce qui est de trouver un repreneur suisse, c’est évidemment possible, mais il n’y a aucune garantie.

Le tissu économique Suisse est composé à 85 % de PME comme la mienne et elles seront les premières victimes de cet impôt. La plupart n’ont pas les moyens d’assumer cette taxe et risquent de faire faillite, entraînant une augmentation drastique du chômage.

L’injustice sociale est une réalité indéniable, certains d’entre nous ont la chance d’être «bien nés» et d’autres non, mais cet impôt, en voulant corriger cette injustice, aura des effets désastreux sur l’économie et l’emploi dans toute la Suisse.

Alors j’en appelle à votre raison:

Ne laissez pas quelques envieux détruire nos PME!
Non à un impôt dévastateur pour les familles et l’économie.

Présidence du PLR: Zweifel, sans aucun doute!

Ce jeudi, le PLR renouvelle sa présidence.

Si les quatre dernières années ont été essentiellement consacrées à la fusion, elle est aujourd’hui une réalité. Même si quelques anciens Libs ou Radis « canal historique » gardent des sensibilités différentes, la brochette de nouveaux élus sous la bannière PLR nous garantit que les clivages importants appartiennent au passé. Il n’y a plus guère que quelques journalistes en mal de copie qui cherchent à mettre en avant ces différences alors que pour nous, elles constituent une richesse.

Aujourd’hui, le défi consiste à capitaliser sur notre succès aux municipales. L’érosion des voix a été stoppée. A nous de prouver aux électeurs que pour la défense de l’économie et donc de notre prospérité, le PLR est le seul choix rationnel.

A nous aussi de casser l’image PLR = parti des banques et des multinationales et de rappeler que l’économie, en Suisse, c’est les PME.

Alors, ca sert à quoi un président?

  • Le président a un rôle de coordination: c’est lui qui doit être le ciment qui relie les élus (nationaux, cantonaux, communaux) et la base des militants et électeurs. C’est lui qui est le garant de la ligne générale du parti, de nos valeurs de base.
  • Le président, c’est aussi l’image d’un parti. C’est lui que l’on interviewe, c’est lui qui détermine la forme que prendra notre communication.

Le cahier des charges est donc simple:

Aujourd’hui, le PLR a besoin de quelqu’un avec des idées et surtout une ligne claire. Quelqu’un qui n’aura pas peur de faire une politique de droite, sans pour autant négliger notre volet humaniste. Quelqu’un qui connait les communes genevoises et leurs spécificités, mais parallèlement aussi le fonctionnement du Grand Conseil. Quelqu’un qui soit prêt à mouiller sa chemise pour le parti et pour ses membres. Quelqu’un qui sera rassembleur.

C’est à ce propos que j’aimerais vous parler de mon ami et voisin de banc depuis 2013 au Grand-Conseil, Yvan Zweifel, candidat à la présidence:zweifel

Tombé dans la marmite politique quand il était tout petit, il a été élu à 23 ans au Conseil municipal de la ville d’Onex et réélu à chaque fois.

Expert-comptable de formation, ses connaissances en matière de gestion financière et de fiscalité sont un avantage indéniable pour le groupe des députés et pour le parti.

Mais c’est aussi le sens de la répartie aiguisé et son style oratoire toujours doté d’une pointe d’humour ravageuse qui font de ce champion du monde francophone d’improvisation théâtrale un député écouté au parlement.

Avec sa connaissance des communes, des enjeux cantonaux et son dynamisme, Yvan Zweifel est l’homme qu’il nous faut, l’homme que j’aimerais voir nous représenter.