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Archives mensuelles : juin 2016

Trois législatures au Grand Conseil…

Hier, j’ai quitté le Grand-Conseil.

Mes raisons sont professionnelles : dans le contexte économiquement tendu que vit la construction, je dois aujourd’hui consacrer toute mon énergie à mes entreprises, Rhône-Electra SA et Rhône-Electra Engineering SA.

Je pars sur un double succès, la Traversée du Lac et le contreprojet mobilité, des projets que j’ai portés et qui ont été acceptés par le peuple ce 5 juin 2016.

Je l’avoue sans fausse modestie, je suis fier de ce que j’ai accompli.

Aujourd’hui, j’aimerais vous livrer quelques réflexions qui m’ont été inspirées par cette aventure politique sur trois législatures.

Au-delà des discours parfois polémiques et provocateurs, nous avons tous des valeurs semblables :

  • Personne ne veut privilégier les étrangers par rapport aux résidents
  • Personne ne veut mettre en danger la planète
  • Personne ne veut affaiblir notre économie
  • Personne ne veut précariser davantage les plus démunis

Le compromis sur la mobilité a prouvé qu’il est possible, même sur un sujet aussi polarisé que les transports, de donner à l’autre ce qu’il veut tout en préservant ses propres fondamentaux.

C’est possible, à condition d’écouter les demandes de nos adversaires
et de réfléchir honnêtement aux moyens d’aller dans leur sens.

Laissez-moi paraphraser Martin Luther King : « I have a dream… »

  • Je rêve que ce que nous avons réussi à faire autour du projet mobilité devienne la règle plutôt que l’exception.
  • Je rêve que des chefs de partis de tendances opposées se réunissent pour négocier dans quelles conditions ils peuvent faire avancer Genève.
  • Je rêve que sur un sujet largement plébiscité comme la Traversée du Lac, la gauche nous contacte en disant : « Le peuple l’a voulue, nous sommes prêts à la soutenir, voici nos conditions… »
  • Je rêve qu’à droite on ne réponde pas : « On a gagné, vos conditions sont irréalisables, on fera ce qu’on veut !»
  • En bref, je rêve qu’on négocie plus et qu’on s’affronte moins

Nous nous confrontons à des adversaires idéologiques, mais nous devons nous souvenir qu’ils sont aussi nos partenaires politiques.

Je terminerai en citant le député libéral et ancien président du parlement René Koechlin qui, en un temps où les clivages étaient plus simples, a dit :

« Lorsque les libéraux et les socialistes avancent main dans la main, rien ne peut les arrêter »

Aujourd’hui il faut un peu plus de mains, mais cela n’en reste pas moins vrai.

A mes anciens compagnons de route, à tous ceux de tous bords, qui ont le courage, le temps et l’énergie de continuer à s’investir pour faire avancer Genève je dis bravo et merci.

Même si le rythme parlementaire est frustrant, même s’il faut perdre souvent pour gagner quelques fois, ce que vous faites est important, c’est la définition même de la démocratie, c’est ce qui fait la force de notre beau pays, de notre république.

Bonne continuation.

Vive Genève !

 

Merci !

Merci

Ecologie, prospérité et développement

Les Verts ont-ils perdu de vue leurs objectifs?

Les écologistes pensent que nous nous sommes développés trop vite, sans prendre en compte notre environnement. Ils craignent que si nous continuons ainsi nous risquons de le payer très cher.

Ils ont raison !    

Nous devons maîtriser notre développement, privilégier le « développement durable » et ce particulièrement à Genève où l’on jouit de l’un des niveaux de vie les plus élevés de la planète.

Pourquoi chez nous alors qu’ailleurs, dans les pays en voie de développement notamment, on continue à polluer joyeusement ?

Parce que nous en avons les moyens !
Parce que si, même nous, nous n’en faisons pas une priorité, comment pouvons-nous espérer que ceux qui sont moins bien lotis fassent preuve de d’avantage d’abnégation ?
Le développement durable coûte nettement plus cher que le développement incontrôlé.

Le maître mot ici est développement. Qu’il soit durable ou non, c’est un prérequis absolu à la prospérité.

Historiquement les sociétés qui ne se développent plus se sont toujours fait dépasser et l’on payé au prix fort : perte de prospérité, déclin du niveau de vie, pauvreté, instabilité politique, révolution…

Certains Verts genevois me donnent parfois l’impression qu’ils ont oublié cette vérité, eux qui s’opposent à tout ce qui peut favoriser notre développement.

Comme l’a dit un maître des arts martiaux :

Dans la vie tu peux suivre la vague mais c’est plutôt fatigant.
Tu peux aussi surfer la vague, cela demande moins d’efforts et tu avances plus vite mais tu ne décides pas où tu vas.
La meilleure solution c’est de devenir la vague.

Si vous voulez faire avancer les choses intégrez-vous au mouvement, contrôlez-le de l’intérieur.

OUI à une maîtrise de notre développement, NON à la stagnation et à l’opposition stérile aux projets qui font avancer Genève!

 

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