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Archives mensuelles : août 2009

Pour ou contre le CEVA, telle est la question…

Le référendum est déposé, les signatures réunies, la discussion démocratique aura donc lieu et c’est très bien! Il est grand temps de consulter nos concitoyens dans ce débat controversé.

Ce qui est primordial en revanche, c’est d´en comprendre les enjeux.

Dans leur dernier communiqué de presse les référendaires affirment vouloir «…montrer qu´une meilleure mobilité à moindre coût est possible…», dans le même paragraphe ils affirment que «…le temps des dissimulations et des déclarations fallacieuses est terminé.»

Cette dernière déclaration s´inscrit dans la droite ligne de la rhétorique populiste habituelle du MCG, moteur de ce référendum, qui clame à longueur d´année son éternelle théorie du complot : « On nous ment ! On nous mène en bateau ! Seul le MCG se préoccupe des citoyens ». Cela ne tirerait pas à conséquence, on serait presque habitués à ces gesticulations, sauf que dans ce cas, elle sont couplées à une tentative parfaitement insidieuse de fausser le débat.

Le choix auquel les Genevois sont confrontés n´est pas entre le CEVA et un tracé alternatif par Bardonnex comme tentent de le faire croire les référendaires. La vraie question qui est posée au travers de ce référendum c´est :

Voulons-nous réaliser…ou non, dans un horizon de temps acceptable le RER Franco-Valdo-Genevois?

Ne nous y trompons pas, c’est bien de cela qu’il s’agit. D’un côté il y a un projet mûr, prêt à être réalisé, certes contesté, voire contestable sur certains points de détail, mais sur le point de démarrer et dont la part fédérale du financement est assurée.

Un projet qui répond à un besoin, non seulement Genevois mais régional, un projet qui constitue une pièce maîtresse du fameux projet d’Agglomération Franco-Valdo-Genevoise et du PAV (Praille-Acacias-Vernets), un projet structurant qui contribuera à désengorger le centre-ville en diminuant le trafic automobile.

De l’autre côté un tracé alternatif, jugé contraire au droit fédéral par le Tribunal Administratif Fédéral, n’ayant fait l’objet d’aucune étude sérieuse, d’aucune mise à l’enquête publique, un non-projet en quelque sorte.

Que le débat aie donc lieu, que les genevois décident sur la manière de résoudre les épineux problèmes de la mobilité ne me dérange pas, au contraire je m’en réjouis, l’essentiel est de clairement poser les alternatives sur la table.

Je pense pour ma part, qu’outre les avantages indéniables qu’il apporte à la mobilité régionale, le CEVA fait partie de ces projets, comme en son temps l’autoroute de contournement, qui portent en eux une vision pour l’avenir (voir la vidéo de mon intervention au Grand conseil sur le sujet). Par ailleurs, en cette période de crise, on ne peut pas négliger le rôle anticyclique qu’un tel projet va jouer pour l’économie locale.

Le CEVA dans un sens ou dans l’autre, il faut que ce soit AVEC!