À visage découvert

Le blog de Daniel Zaugg

Portrait

TdG-18.12.2015

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Le parlement genevois vote un accord historique sur les transports !

Dans notre canton au territoire exigu, la mobilité est un enjeu majeur. Elle impacte le confort des habitants, la productivité des entreprises, le tourisme et le commerce.

D’un point de vue politique, elle se décline par une série de projets sectoriels qui tentent d’améliorer au coup par coup tantôt la sécurité des cyclistes, tantôt l’efficacité des transports publics ou encore la fluidité des déplacements automobiles. Ces projets tendent à interférer entre eux car ils ne prennent en compte qu’un seul pan de la mobilité.
Le boulevard des Acacias, la rue de Lausanne ou encore les aménagements catastrophiques de la gare Cornavin sont des exemples frappants de ce qu’on obtient lorsque l’on essaye de mettre sur chaque route un trottoir, une piste cyclable, une ligne de transports publics et une voie de circulation automobile: un blocage total!

Projet de loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (Contreprojet à l’IN 154)La politique genevoise de la mobilité est surtout caractérisée , depuis plus de 20 ans, par un cruel manque de vision d’ensemble.

C’est de ce constat qu’est né le fameux « compromis sur la mobilité » ou, pour lui donner son titre exact, la « Loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (Contreprojet à l’IN 154) » dont vous pouvez trouver le texte complet en cliquant l’image ci-contre.

Pourquoi un compromis?

Parce que chaque parti, en fonction de ses orientations, pense détenir LA solution:

  • YAKA forcer tout le monde à prendre les transports publics
  • YAKA empêcher les frontaliers d’entrer
  • YAKA arrêter de créer des empêchements de circuler en bagnole
  • FAUKON crée des pistes cyclables partout pour augmenter l’attractivité de la mobilité douce

Chacune de ces propositions comporte certains mérites mais s’inscrit dans cette logique sectorielle qui ne peut, à elle seule, résoudre le problème.

L’augmentation programmée du transport individuel motorisé condamne la bonne vieille philosophie des années 60-70 du « tout à la bagnole »: la voirie non extensible ne permet plus d’absorber l’augmentation du trafic. Les 275’000 mouvement quotidiens à travers nos frontières matin et soir sont un réel problème mais Genève a besoin des ses frontaliers et si on ne veut pas qu’ils viennent tous en voiture, il faut leur proposer des alternatives attractives.
Les transports publics et la mobilité douce représentent une partie de la solution, mais pour diverses raisons, ils ne peuvent convenir à tous.

Le contreprojet, rédigé par un groupe d’élus qui ont décidé de mettre de côté leur différences pour tenter de trouver des solutions qui prennent en compte l’ENSEMBLE des modes de transports, est un gigantesque bond en avant pour la mobilité genevoise.

Le contreprojet fait des choix:

  • Il donne la priorité aux transports publics au centre, là où ils sont le plus efficace
  • Il garantit l’accessibilité du transport individuel motorisé en instaurant des axes dédiés à la fluidité
  • Il prend en compte les besoins du trafic professionnel
  • Il redirige le trafic de transit passant par le centre en instaurant une moyenne ceinture homogène et lisible qui le contourne
  • Il propose des alternatives attractives pour les frontaliers en instaurant des bus à haut niveau de service sur les axes transfrontaliers en parallèle avec la construction de P+R à la périphérie pour les inciter à abandonner leurs véhicules.
  • Il garantit des itinéraires sécurisés pour la mobilité douce et les piétons

A Genève, il y a a peu près autant d’ingénieurs de la circulation que de citoyens, il va donc de soi que de nombreuses voix s’élèvent pour critiquer le projet. Chacun y va de sa vision, demandant à ajouter tel article, à supprimer ou modifier tel autre. La plupart de ces propositions ne sont pas dénuées de bon sens mais elle ne font pas l’objet d’une quelconque majorité politique et restent donc inapplicables.

La force du compromis trouvé c’est que, même si deux articles ont été modifiés, il reste à 98% conforme à ce sur quoi les partis étaient tombés d’accord.

Lors du vote, en 2016, sur l’initiative des Verts et son contreprojet, les citoyens genevois ne se tromperont pas en choisissant le premier projet cohérent de mobilité depuis des décennies par dessus une initiative sectorielle de plus qui, en améliorant les transports publics, risque d’impacter négativement tous les autres modes de déplacement.

La Traversée du Lac ? Un projet vert !

Les voitures, ne vont pas disparaître tout simplement parce qu’on le veut très fort !

Ce billet s’adresse aux Verts qui vivent dans le monde réel.

Toutes les prévisions scientifiques le disent : à l’horizon des 50 prochaines années, la demande de déplacements en voiture, ou plutôt en TIM (transports individuels motorisés), va encore augmenter.

A Genève, ceci est dû à la configuration de notre territoire.

110 kilomètres de frontière avec la France et 4 seulement avec le canton de Vaud !

Notre influence sur les modes déplacement dans le Grand Genève s’arrête donc à 7 kilomètres du centre et, chez nos voisins immédiats, les TIM sont le principal mode de déplacement.  Les voitures continueront donc d’arriver à Genève et ce d’autant plus qu’un nombre croissant de nos concitoyens, chassés par la crise du logement, choisissent de s’établir de l’autre côté de la frontière et viennent encore augmenter le flot de pendulaires.

Traversée du Lac 250

Cliquez sur l’image pour une version agrandie

Si vous désirez un jour voir la Genève verte de vos rêves il faudra donc canaliser ce flot de véhicules. Il faudra créer un périphérique autoroutier qui drainera le trafic de transit et lui donnera une autre solution que de passer par le cœur de la ville.

Cette Traversée du Lac, que vous qualifiez d’aspirateur à voitures sert justement à cela !

Les voitures qui y seront « aspirées » ne circuleront plus au centre-ville, ce qui nous permettra de créer ces zones piétonnes et ces espaces à la circulation apaisée que vous appelez de vos vœux.

ABE

Impôt sur les successions…une affaire de jalousie ?

En effet, pourquoi un jeune godelureau qui n’a jamais rien fait de sa vie aurait-il le droit d’hériter de, par exemple, 10 millions, juste parce qu’il est né rue des Granges coté soleil et que papa, ou grand-papa, a bien réussi en affaires ?

SANYO DIGITAL CAMERAEn quoi le fait d’en reverser 20%, soit 2 malheureux millions à l’état serait-il injuste ?
Il lui en restera encore 8 et c’est toujours plus que ce que peuvent espérer les honnêtes gens qui passent leur vie à trimer pour une misère.

C’est vrai que, présenté comme ça, on ressent un sentiment d’injustice bien compréhensible.

Mais la réalité est toute autre.

Les successions sont rarement en liquide ou en titres et il n’est pas si facile d’en retrancher 20%.

Laissez-moi illustrer mon propos par un cas que je connais bien, le mien.

Mon papa a bien réussi en affaires et, si je ne suis pas né rue des Granges, je n’en suis pas moins héritier de l’entreprise familiale dont la valeur est bien supérieure aux 2 millions qui représentent la limite au-delà de laquelle les successions seraient taxées.

Cette entreprise d’installations électriques, Rhône-Electra SA, qui occupe une soixantaine de personnes, je l’ai vue grandir, j’y travaille depuis plus de vingt ans, et j’en ai pris la direction il y a quelques années. Mon père, unique actionnaire qui approche des 80 ans, aspire à une retraite bien méritée, et aimerait assurer la continuité de son œuvre en me transmettant l’entreprise.

L’entreprise est saine, elle n’a pas de dettes, mais les temps sont difficiles et, depuis de nombreuses années, nous souquons ferme pour maintenir le bateau à flot. Les bénéfices, quand il y en a, sont loin d’être considérables et d’habitude, nous les réinvestissons dans l’entreprise pour qu’elle puisse se maintenir à la pointe des nouvelles technologies.

Aujourd’hui, le franc fort combiné au spectre d’une récession possible, rendent les investisseurs prudents et les projets de construction se font rares. Ces facteurs engendrent une concurrence féroce qui tire les prix vers le bas. Parallèlement, la surrèglementation du marché nous impose des procédures toujours plus contraignantes et le fameux adage « faire plus avec moins » est pour nous une réalité quotidienne.

Même si elle ne dégage pas d’importants bénéfices, mon entreprise remplit cependant son rôle social : elle paye ses impôts, elle fournit du travail à ses employés et elle assure leur prospérité grâce aux salaires qu’elle leur paye.

Ce qui est sûr en revanche, c’est que je n’ai pas le début de l’ombre d’une idée sur la façon dont je pourrais réunir, en liquide, un cinquième de la valeur vénale de l’entreprise pour la donner au fisc.

Bien sûr, l’entreprise pourrait s’endetter, mais vu la conjoncture actuelle, ce serait mettre en danger sa stabilité et je suis loin d’être convaincu que je trouverai facilement un partenaire bancaire qui soit prêt à en prendre le risque.

A tout le moins, une telle démarche me forcerait à restructurer sauvagement l’entreprise, ce qui laisserait forcément des gens sur le carreau.

L’autre solution consiste à vendre.

Mais les groupes étrangers qui, il y a quelques années encore, nous courtisaient régulièrement pour racheter l’entreprise et l’utiliser comme tremplin pour leur implantation en Suisse, ne nous approchent plus, un autre effet du franc fort. Et pour ce qui est de trouver un repreneur suisse, c’est évidemment possible, mais il n’y a aucune garantie.

Le tissu économique Suisse est composé à 85 % de PME comme la mienne et elles seront les premières victimes de cet impôt. La plupart n’ont pas les moyens d’assumer cette taxe et risquent de faire faillite, entraînant une augmentation drastique du chômage.

L’injustice sociale est une réalité indéniable, certains d’entre nous ont la chance d’être «bien nés» et d’autres non, mais cet impôt, en voulant corriger cette injustice, aura des effets désastreux sur l’économie et l’emploi dans toute la Suisse.

Alors j’en appelle à votre raison:

Ne laissez pas quelques envieux détruire nos PME!
Non à un impôt dévastateur pour les familles et l’économie.

Présidence du PLR: Zweifel, sans aucun doute!

Ce jeudi, le PLR renouvelle sa présidence.

Si les quatre dernières années ont été essentiellement consacrées à la fusion, elle est aujourd’hui une réalité. Même si quelques anciens Libs ou Radis « canal historique » gardent des sensibilités différentes, la brochette de nouveaux élus sous la bannière PLR nous garantit que les clivages importants appartiennent au passé. Il n’y a plus guère que quelques journalistes en mal de copie qui cherchent à mettre en avant ces différences alors que pour nous, elles constituent une richesse.

Aujourd’hui, le défi consiste à capitaliser sur notre succès aux municipales. L’érosion des voix a été stoppée. A nous de prouver aux électeurs que pour la défense de l’économie et donc de notre prospérité, le PLR est le seul choix rationnel.

A nous aussi de casser l’image PLR = parti des banques et des multinationales et de rappeler que l’économie, en Suisse, c’est les PME.

Alors, ca sert à quoi un président?

  • Le président a un rôle de coordination: c’est lui qui doit être le ciment qui relie les élus (nationaux, cantonaux, communaux) et la base des militants et électeurs. C’est lui qui est le garant de la ligne générale du parti, de nos valeurs de base.
  • Le président, c’est aussi l’image d’un parti. C’est lui que l’on interviewe, c’est lui qui détermine la forme que prendra notre communication.

Le cahier des charges est donc simple:

Aujourd’hui, le PLR a besoin de quelqu’un avec des idées et surtout une ligne claire. Quelqu’un qui n’aura pas peur de faire une politique de droite, sans pour autant négliger notre volet humaniste. Quelqu’un qui connait les communes genevoises et leurs spécificités, mais parallèlement aussi le fonctionnement du Grand Conseil. Quelqu’un qui soit prêt à mouiller sa chemise pour le parti et pour ses membres. Quelqu’un qui sera rassembleur.

C’est à ce propos que j’aimerais vous parler de mon ami et voisin de banc depuis 2013 au Grand-Conseil, Yvan Zweifel, candidat à la présidence:zweifel

Tombé dans la marmite politique quand il était tout petit, il a été élu à 23 ans au Conseil municipal de la ville d’Onex et réélu à chaque fois.

Expert-comptable de formation, ses connaissances en matière de gestion financière et de fiscalité sont un avantage indéniable pour le groupe des députés et pour le parti.

Mais c’est aussi le sens de la répartie aiguisé et son style oratoire toujours doté d’une pointe d’humour ravageuse qui font de ce champion du monde francophone d’improvisation théâtrale un député écouté au parlement.

Avec sa connaissance des communes, des enjeux cantonaux et son dynamisme, Yvan Zweifel est l’homme qu’il nous faut, l’homme que j’aimerais voir nous représenter.

La mobilité genevoise est arrivée à un tournant…

Le constat est simple : enlisés dans une politique des transports du siècle passé, les Genevois souffrent au quotidien dans les bouchons, le bruit et la pollution.

De par son rayonnement de ville internationale, son insolente prospérité et son haut niveau de vie, Genève constitue un pôle d’attraction dont les effets s’étendent largement au-delà des frontières cantonales. Tous les jours, ce n’est pas moins de 550’000 personnes qui traversent les frontières cantonales dans les deux sens (y compris avec le canton de Vaud).

Nos infrastructures de transports ne sont tout simplement plus adaptées pour absorber ce flux.

Pourquoi ne les transformons-nous pas ?

Parce que, depuis de nombreuses années le canton de Genève est englué dans une guerre des transports impitoyable que se livrent deux camps : d’un côté les tenants de la mobilité douce et des transports collectifs et de l’autre les amoureux de la liberté individuelle, défenseurs de la voiture, des motos et autres scooters.

TdG-Paix-des-transports

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Les adversaires sont tellement campés sur leurs positions que chaque projet, qu’il soit de développement routier ou en faveur des transports publics est âprement contesté par le camp opposé. Evidemment, quelques projets passent tout de même la rampe (CEVA, lignes de tram, traversée de Vésenaz,..) mais c’est au gré de majorités fluctuantes souvent dictées par des intérêts divergents.

Le résultat ? Une politique des transports menée sans aucune vue d’ensemble.

La démonstration la plus récente? Une initiative des Verts visant à donner une priorité absolue au TPG sur l’ensemble du canton!
Cette proposition qui tente de résoudre un problème réel, la faible vitesse commerciale des transports publics, souffre du même défaut que d’autres avant elle:

Elle ne s’intéresse qu’à un pan de la mobilité au détriment de tous les autres!

Aujourd’hui, certaines réalités sont indéniables :

  • Le mythe de l’accessibilité partout en voiture a vécu
  • Pour de nombreux professionnels cependant, la mobilité individuelle reste indispensable
  • Les transports publics et la mobilité douce sont des alternatives viables et à développer
  • D’un autre coté, pour une grande majorité de pendulaires, en provenance de régions périphériques mal desservies par les transports publics, la voiture est la seule solution

C’est partant de ce constat et suite à l’initiative des Verts que le Grand Conseil a décidé de créer une sous-commission ad-hoc pour élaborer un contreprojet qui, pour une fois, tenterait de prendre en compte tous les aspects de la mobilité: voitures, deux-roues (motorisés ou non), transports publics, piétons.

Ce qui est unique et original dans cette démarche c’est que tous les participants (1 membre par parti) ont accepté de mettre de côté leurs différences pour partir de ce qu’ils veulent et non de ce qu’ils ne veulent pas.

Du simple bon sens ? Oui, mais la démarche est aux antipodes du processus parlementaire habituel: Normalement les commissions sont saisies d’un projet de loi qu’elles analysent, qu’elles décortiquent, qu’elles détricotent pour finalement l’amender, l’adoucir ou le renforcer légèrement. Le résultat du processus se résume trop souvent au plus petit dénominateur commun!

En lieu et place de ce processus destructif, il s’agit cette fois de construire quelque chose.

Chacun y amènera ses briques, le défi sera de trouver le ciment…

Et si la police redevenait sympathique ?

Je dois vous l’avouer, quand j’ai lu mercredi que la police nous préparait une grève du zèle je me suis dit :

« Y’en a marre ! Quand est-ce qu’ils vont arrêter de nous faire ch… ! »

Alors quand, hier, j’ai été abordé dans la rue par un homme souriant, en civil, qui m’a dit : « Bonjour ! C’est la police, vous prendrez bien un peu de chocolat ? » j’ai été, comme d’autres je suppose, agréablement surpris. S’en est suivi un échange d’idées constructif lors duquel le policier m’a expliqué ses inquiétudes et sa révolte et lors duquel j’ai également pu lui dire ce que je pensais.

A la fin de l’entretien, je me suis dit que les syndicats de police avaient dû consulter des spécialistes en communication émotionnelle, les fameux « spin doctors », parce que
là, franchement, ils ont fait tout juste !

Après une grève des amendes, une grève de l’uniforme et du rasoir, des manifestations en uniforme et un défilé non autorisé toutes sirènes hurlantes, ces policiers, qui nous avaient habitués à mésuser de leur autorité et à bafouer l’image de leur corporation ont enfin choisi une approche intelligente et conviviale.

Je suis convaincu que cette action « de proximité », basée sur l’explication et le dialogue leur a rapporté plus de soutien populaire que toutes leurs précédentes gesticulations.

Elle leur a entre autre permis de prendre le pouls de l’opinion populaire et de mieux comprendre comment ils sont perçus par les genevois.

J’ai malheureusement dû déchanter en apprenant ce matin dans le journal que Christian Antonietti, dirigeant syndical des policiers, s’insurgeait contre le fait que la hiérarchie avait interdit une action plus musclée.

Pourtant, si j’avais été forcé de m’arrêter lors d’un contrôle routier par un policier dans le seul but de m’expliquer ses soucis et de me distribuer une barre chocolatée, je n’aurais pas du tout apprécié cet abus d’autorité.

Il est triste de constater que les dirigeants des syndicats de la police, obsédés par leurs rêves de manifestations grandiloquentes avec pancartes et mégaphone, ne sont même pas capables de se rendre compte quand ils gagnent des points !

Messieurs les policiers, je vous engage à réfléchir si vos représentants syndicaux, qui ont l’air de penser que la lutte dure est la seule solution, vous représentent vraiment.

Peut-être que pour obtenir des résultats, vous devriez commencer par élire à la tête de vos syndicats des gens moins bornés ?

L’économie genevoise est-elle bien défendue à Berne?

Pour les conseillers aux Etats, la réponse est un « NON » sec et sonnant!

Le dernier classement de l’Union Suisse des Arts et Métiers est sans appel:

Sur une statistique classant les votes des Conseillers aux Etats sur les objets liés aux PME et à l’artisanat les deux élus genevois font un tir groupé, ils sont bon derniers!

Conseiller aux Etats soutien aux PME

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Effarant quand on se rappelle que l’on est élu au conseil aux Etats pour défendre l’ensemble des intérêts de son Canton et non pour faire la politique de son parti.

Sachant que l’économie genevoise repose essentiellement, comme partout ailleurs en Suisse, sur les PME, il est très inquiétant de faire le constat que, pour ce qui est de nos élus fédéraux aux Etats, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre.

Un fait à mettre dans la balance lors des prochaines élections.

A bon entendeur…

Mobilité: Et si on cherchait une solution ensemble?

Ce 2 décembre est à marquer d’une pierre blanche!

Dans son blog, René Longet, a fait un pas de géant en direction d’un consensus

ReneLongetParlant de la Traversée du Lac, l’ancien président du parti socialiste dit que « compléter l’autoroute de contournement de cette façon paraît, du moins sur la carte, relativement cohérent. »

La formulation est précautionneuse, le phrasé méfiant, mais le fait est là: un peu plus loin dans son texte, M. Longet appelle la droite et la gauche à travailler ensemble pour élaborer une solution commune.

Ce ne serait que du blabla politique si nous n’avions pas, très prochainement, une occasion unique de mettre l’idée en pratique.

En effet, ce jeudi, sauf coup de théâtre, le Grand Conseil se prononcera en faveur de l’étude d’un contreprojet à l’IN 154 « Pour des transports publics plus rapides ».

Cette initiative propose, pour résoudre les problèmes tout à fait réels des TPG, d’accorder une priorité absolue à ceux-ci sur l’ensemble du canton.

Comme beaucoup de récentes propositions roses-vertes, elle pêche cependant sur un point fondamental: la solution proposée ne tient absolument pas compte des autres modes de transports, notamment la mobilité individuelle motorisée, qu’elle risque de péjorer gravement. Celle-ci représente pourtant, et encore pour longtemps, le mode de déplacement majoritaire de la population du Grand Genève !

Je concède volontiers que certaines propositions de droite ne sont guère plus nuancées.

Avec le contreprojet, nous disposerons d’un an pour élaborer une proposition qui tiendra compte, je l’espère, de l’ensemble des modes de déplacement.

Les services de Luc Barthassat, qui planchent depuis quelques temps sur un projet de loi qui poursuivrait cet objectif, ont proposé par la voix de leur conseiller d’Etat, que celui-ci serve de base aux travaux des députés.

Bien que le projet ne soit aujourd’hui qu’au stade d’ébauche, il contient des orientations intéressantes, jugez-en vous-mêmes:

  • Définition de trois zones, hypercentre, centre et périphérie au traitement différencié
  • Dans l’hypercentre, la priorité serait clairement donnée aux transports publics et à la mobilité douce, mais l’accessibilité sera préservée, notamment pour les transports professionnels (livraisons)
  • Définition d’une « petite ceinture » permettant de contourner aisément l’hypercentre
  • Définition de pénétrantes dédiées, par mode, si possible en sens unique
  • Maintien d’un fort axe dédié au transport individuel sur le « U » lacustre (malheureux mais indispensable tant que l’on ne dispose pas d’un contournement autoroutier)

Ce ne sera pas facile, il y aura des couleuvres à avaler de part et d’autre, des modifications à apporter à cette ébauche, mais l’idée de base est d’élaborer un projet qui s’occupe de tous les modes de déplacement, un projet de mobilité globale.

Je terminerai ce billet par une citation de René Koechlin, ancien président du Grand Conseil:

« Lorsque la gauche et la droite marchent main dans la main, aucun obstacle ne leur résiste »

Pour lire le blog de René Longet cliquez ici :
http://longet.blog.tdg.ch/archive/2014/11/30/grande-traversee-du-lac-vers-un-grand-compromis-des-transpor-262351.html

Grève des TPG, la gauche croit-elle en ses propres discours?

Pourquoi la Gauche soutient-elle la grève ?

Une grève préventive qui proteste contre des licenciements qui n’auront pas lieu ?
Une grève qui risque d’être reconduite pour rien ?

Pourtant, les initiants d’Ensemble à Gauche nous l’ont répété au cours de deux campagnes de votations :

« La baisse de tarifs entrainera une hausse de la fréquentation qui compensera largement le manque à gagner »

Alors, c’est vrai : s’il y a un manque à gagner dû à la baisse des tarifs, le contrat de prestation des TPG prévoit de d’optimiser certaines prestations, de réduire la fréquence sur des lignes sous-utilisées, voire d’en supprimer certaines.

Ces mesures, conséquences indirectes et douloureuses de la volonté populaire, entraîneront, peut-être, des licenciements d’ici fin 2015, c’est vrai aussi.

Mais enfin ! Selon les propres arguments des initiants, s’il n’y a pas de manque à gagner et qu’en plus, la fréquentation grimpe en flèche, on ne va licencier personne !

Il faudra au contraire engager du monde pour répondre à la demande !

A moins, évidemment, que la gauche n’ait jamais cru à ses propres promesses, à ses propres arguments de vente…

Et quelle est selon eux la solution ? Augmenter la subvention des TPG.

En d’autres termes, reprendre dans la poche du client-contribuable le cadeau qu’on vient de lui offrir !

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